Chroniques de journaux

Chers lecteurs.  Pour la saison 2016, chez Paysagistes BSL inc., nous avons choisis de vous offrir de courtes chroniques informatives.  Elles traiteront de divers sujets liés à l’aménagement paysager.  Vous êtes invités à nous écrire vos commentaires et questions à l’adresse chronique.paysagebsl@hotmail.com.  Bonne lecture.

novembre 2016

La préparation hivernale des zones de plantation

Pourquoi protéger les plantes en hiver?  Parfois, certaines personnes font des habillages élaborés pour des plantes.  À quoi bon?  Les plantes ont elles froid?  Comment agit l’hiver sur les plantes?  D’abord, il faut bien comprendre le concept de « zone de rusticité ».  Les plantes portent des zones, de 1 à 12, informant de leur capacité à survivre au froid.  Vous trouverez facilement sur Internet la charte des températures négatives maximales supportées par les plantes.  Par exemple, 1, c’est au nord de Chibougamau, ce sont des plantes très résistantes aux grands froids.  Le Lac Saint-Jean, c’est en zone 3, un peu moins froid.  Ici, au Bas Saint-Laurent, nous sommes en zone 4 et Montréal, zone 5.  Ainsi, une plante zonée 5 aura du mal à survivre en zone 3 et sera moins performante en zone 4.  Donc, si votre jardin de Rimouski est constitué de plantes de zones 1 à 4, normalement, aucune plante ne devrait mourir, même sans protections.  Si vous avez des plantes de zone 5, peut-être devront-elle avoir un peu plus de soins.  De plus, gardez un œil logique dans la protection.  Même si vous avez un magnifique conifère zoné 3, mais qu’il est exposé aux grands vents hivernaux et plombé par le soleil, sans neige pour le protéger…  il est fort probable qu’il aura des gélivures visibles rendu au printemps.  Ou si vous avez de beaux arbustes près d’une toiture, la neige peut chuter et écraser vos plants.  Nous recommandons donc à notre clientèle de protéger d’abord en fonction du vent et des charges de neige.  Une clôture brise vent ou un géotextile blanc fait l’affaire pour éviter la dessiccation hivernale (bris par les vents).  Pour les plantes pouvant casser avec des lourdes charges de neige, l’installation de piquets et de planches de bois fait le travail.  Pour finir, la meilleure protection demeure la neige.  N’hésitez pas à couvrir vos plantes dès les premières neiges.  Et bon hiver.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Nous vous retrouvons en 2017 pour d’autres chroniques, merci.

Octobre 2016

L’efflorescence du béton

Votre stationnement en pavés de béton fait des plaques blanches en surface, difficiles à faire partir?  Il fait peut-être de l’efflorescence.  Mais précisément, qu’est-ce que l’efflorescente?  L’efflorescence est un dépôt calcaire qui vient directement du béton.  Chimiquement parlant, c’est un précipité de carbonate de calcium.  En voici la réaction :  CaO + H2O → Ca(OH2)2, ensuite Ca(OH2)2 + CO2 → CaCO3 + H2O.  Pour bien comprendre, attardons-nous sur ce qu’est le béton.  Ce dernier est un mélange de roches, sable, argile, pigments de couleurs, additifs chimiques et ciment.  Le tout est mélangé ensemble (en proportions variables) avec de l’eau, moulé et laissé à curer pour finir.  Le béton ainsi produit est alors constitué de millions de pores allant de la surface à l’intérieur.  Dès que le béton commence à curer, le phénomène d’efflorescence débute.  Avec la réaction chimique dans le béton, des hydroxydes de calcium sont produit.  Ceux-ci, soluble, vont migrer avec l’eau contenue dans le béton jusqu’à sa surface.  Rendu là, l’eau s’évapore laissant sur place les hydroxydes de calcium.  Ces derniers vont alors réagir avec le dioxyde de carbone de l’air pour produire un précipité (à la surface du béton) de carbonate de calcium.  C’est cela qui forme les plaques blanches.  Mais soyez patient, l’efflorescence partira d’elle-même.  La pluie combinée au dioxyde de carbone de l’air sont les principaux facteurs qui lessiveront l’efflorescence en formant du bicarbonate de calcium, nettement plus soluble.  Voici la réaction :  CaCO3 + CO2 + H2O → Ca(HCO3)2.  Vous ne pouvez pas attendre?  Voici ce que vous pouvez faire pour corriger la situation rapidement.  Soit de faire effectuer un lavage haute pression avec des détergents par un spécialiste des traitements de pavé (pour les grandes surfaces), soit de faire un lavage avec un nettoyeur d’efflorescence vendu en commerce, de frotter avec une brosse aux poils raides et de rincer ensuite (pour les petites surfaces).  Évitez les acides forts tel que l’acide muriatique, vous pourriez décolorer votre pavé.  Nous espérons que cette chronique vous permettra de mieux comprendre l’efflorescence qui, sachez-le, est un phénomène totalement naturel.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Septembre 2016

L’éclairage paysager

Vous aimez votre jardin le jour?  Vous avez une terrasse au sol, un trottoir allant au cabanon, des plates-bandes, un potager, un spa…  Mais une fois la nuit venue, tout disparaît!  Heureusement, avec un éclairage paysager, vous pourrez découvrir vos aménagements sous un angle nouveau.  Les éclairages paysagers fonctionnent généralement en réseau 12 volts.  Les réseaux de lampes partent d’un transformateur connecté sur une prise extérieure 120 volts.  Optez pour un transformateur en acier inoxydable, avec capteur photosensible (œil magique), minuterie et des sorties 12, 13, 14 et 15 volts.  Ces quatre différentes sorties vont permettre de monter diverses longueurs de réseaux d’éclairage.  Car, plus un fil est long, plus la résistance du filage réduit le voltage à l’extrémité.  Étant donné que les éclairages paysagers fonctionnent avec les ampoules DEL, celles-ci ne peuvent fonctionner qu’à 12 (± 0.5) volt.  Donc, si vous avez un réseau de 10 m, 12 volts seront suffisants à l’entrée de votre filage pour obtenir près de 12 volts à l’extrémité du fil.  Cependant, avec un fil de 50 m, vous devrez probablement vous connecter sur 14 ou 15 volts pour obtenir environ 12 volts à l’extrémité du fil.  Notez que les ampoules DEL ont une durée de vie nettement supérieure aux ampoules halogènes et incandescente.  Et elles ne consomment presque pas d’énergie!  Vous retrouverez des ampoules allant de 2 300 K (lumière plus chaude, plus jaune-rouge) à 5 400 K (lumière plus bleue, plus froide).  Et pour les modèles de lampes, il y en a pour tous les goûts.  Idéalement, choisissez des modèles aux pieds solides qui passeront mieux les hivers, sans casser de la base.  Aussi, optez pour des modèles où l’on ne voit pas la lumière directe des lampes, pour éviter les éblouissements.  Vous pourrez créer des effets avec des projecteurs sous les arbres ou en dirigeant la lumière vers une statue cachée dans les plantes, devenant très visible le soir venue.  Pensez à éclairer vos murets et marches pour la sécurité.  Laissez place à votre créativité ou consultez votre spécialiste favori.  Bon éclairage.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Août 2016

L’entretien de base du gazon 3 de 3 : la chaux et le ph des sols

Trop souvent les gens omettent de se poser une question fondamentale en jardinage :  quel est le pH du sol?  Et à quoi cette information sert-elle?  Il faut d’abord savoir que chaque fois que vous tondez votre gazon, vous produisez des déchets organiques qui restent à la surface du sol et qui se décomposent.  Les minéraux contenus dans les feuillages sont alors dégagés.  Mais des acides humiques également!  Ainsi, naturellement, votre sol aura une lente tendance à toujours s’acidifier, un peu plus, à chaque année.  Un sol acide, bien que très fertilisé, bien que riche en minéraux, ne permettra plus aux racines de capter les engrais.  Les minéraux deviennent donc présents, mais inaccessibles aux plantes.  Alors, comment lui permettre d’avoir accès aux minéraux (engrais) pour bien se nourrir?  En réduisant l’acidité de votre terrain par l’application de chaux.  La chaux est une base naturelle.  Optez pour la chaux en granule, plus facilement utilisable.  Faites tester votre sol par un spécialiste.  Celui-ci pourra vous recommander la bonne quantité de chaux à utiliser.  Appliquez-la tard à l’automne, début octobre.  Le printemps venu, refaites un test de pH.  Sondez une dizaine d’endroit.  Le pH idéal devrait se tenir autour de 6.5.  S’il est encore trop acide, vous pourrez faire une application printanière.  Dans le cas où il passerait au-dessus de 7, donc plus basique, attendez quelques mois et laisser les acides humiques réacidifier naturellement le sol.  En terminant, pour votre sécurité, lisez toujours bien les instructions des fabricants avant tout usage de chaux.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Juillet 2016

La durée de vie des sables polymères

Depuis maintenant plusieurs années, les compagnies de murets et pavés offrent des « sables polymères » pour jointoyer les pavés et dallages.  Comment cela fonctionne-t-il?  Il s’agit de sable lavé et calibré, de couleur sélectionné, qui est mis en mélange hétérogène avec des poudres de polymères.  Le sable, une fois appliqué sur le pavé, est balayé doucement pour entrer au maximum dans les joints vides.  Le surplus de sable resté en surface est balayé et soufflé.  La dernière étape est de mouiller légèrement (jet douche), à quelques reprises les surfaces pavés et laisser curer la sable quelques heures.  S’en suit un processus chimique qui fait en sorte que la poudre de polymère, constitué de milliards de molécules indépendantes, viennent qu’à s’unir en de longues chaînes polymères.  Ces longues chaînes microscopiques emprisonnent les grains de sable.  Ce qui a pour effet de durcir le tout.  Cependant, il faut garder en tête que les polymères sont des molécules légèrement solubles à l’eau.  Donc, ce n’est pas éternel.  Les longues périodes de pluie, le gel-dégel du printemps, le froid et la pluie d’automne, une gouttière qui dégoutte…  sont parmi les événements qui viennent limiter la durée de vie de ces sables.  Vous remarquerez que les sables polymères récents, une fois détrempés, auront un effet de gélatine.  Et les sables plus vieux, même secs, se défont en grattant suffisamment fort.  Il est donc recommandé de réviser les sables polymères aux 5 à 7 ans, selon l’état.  Confiez ce travail à des spécialistes.  En effet, le pavé doit être lavé à la haute pression et l’application de ces sables requière des conditions optimales pour se lier au maximum.  Pour de plus amples informations, ou si vous désirez refaire vos joints de sable vous-même, consultez les sites des fabricants pour bien vous informer et éviter des erreurs coûteuses.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Juin 2016

L’entretien de base du gazon 2 de 3 : la fertilisation

Lors de la précédente chronique, nous avons parlé de l’importance de sursemer les gazons existants, qu’ils soient issus de gazon cultivé ou semé sur place.  Ceci afin de les garder très dense.  Aussi, dans cette chronique, nous avons mentionné que les gazons étaient en croissance continue.  Étant en croissance constante, ils ont aussi un besoin constant d’être nourris.  Comment faire?  En fertilisant régulièrement.  Assurez-vous de bien fertiliser votre gazon à chaque saison.  Nous recommandons des engrais granulaires (dégagement lent) qui s’appliquent en 3 ou 4 étapes.  Plusieurs ensembles sont offerts sur le marché.  Les engrais chimiques vont se dissoudre plus rapidement et nourrir rapidement le gazon.  Cependant, si vous en échappez, ces engrais peuvent brûler le gazon aux endroits de déversement.  Soyez donc vigilent lors des applications.  Les engrais à base naturelle sont plus faibles en minéraux et ont un agissement plus lent.  Les accidents sont donc presque inexistants.  Vous remarquerez que les sacs des ensembles n’ont pas tous la même formulation d’azote, de phosphore et de potassium (N-P-K).  L’azote sert principalement à stimuler la croissance végétative, le phosphore aide à la croissance racinaire et à l’induction florale et le potassium favorise la production des sucres dans les plantes.  D’autres minéraux entrent en plus faible concentrations dans les engrais, ce sont les oligoéléments.  Suivez attentivement les instructions des fabricants pour les applications.  Les fertilisants nourrissent le gazon, donnent la force pour mieux résister aux maladies et envahisseurs et permettent la production de sucres pour mieux passer l’hiver.  N’oubliez pas que les engrais peuvent aider à acidifier les sols.  Lisez la 3e chronique sur l’entretien de base du gazon qui sera publiée en août.  Elle portera sur la chaux et le pH des sols versus les besoins en minéraux des plantes.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Mai 2016

L’entretien de base du gazon 1 de 3 : les sursemis

Pour cette première chronique sur le gazon, nous allons nous attarder sur le fondement même du gazon.  Il est important de comprendre que le gazon est, à la base, un mélange de graminées qui sont en croissance continue et que nous conservons mécaniquement court.  Les graminées de ces mélanges sont techniquement des plantes vivaces.  Qui dit plantes vivaces dit aussi plantes qui peuvent éventuellement mourir.  Lorsque le gazon vient à perdre des plants de graminées le constituant, il devient pauvre en nombre, ce qui laisse de la place pour toutes sortes d’autres plantes indésirables de croître.  Ainsi, que vous ayez un gazon semé ou déroulé, nous vous recommandons de sursemer votre gazon.  Cela consiste en une application de semences d’excellente qualité sur le gazon existant, entre la mi-mai et la mi-juin, après avoir préalablement passé un coup de râteau pour déchaumer légèrement le gazon en place.  Pas besoin de terreauter.  Les sursemis ont l’avantage de diversifier votre gazon, de le garder dense et de remplir les espaces sans gazon.  Dans le cas de plaques de gazon plus affectés par des bris variés, densifiez votre sursemis et couvrez-le de compost en sac, exempt de mauvaises herbes.  Surtout, évitez les terreaux préparés.  Ceux-ci contiennent trop souvent de nombreuses semences de mauvaises herbes.  La prochaine chronique traitera de la fertilisation et la troisième, au mois d’août, parlera de l’importance de la chaux pour les plantes et gazons.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Avril 2016

La transplantation des végétaux

Vous avez des végétaux à déplacer?  Le printemps tôt, avant l’éveil complet des plantes, est le temps idéal pour la grande majorité des plantes.  En premier lieu, vous devez considérer le système racinaire.  Afin de conserver le maximum de racines, vous devrez avoir une motte de terre suffisante.  Cependant, pour les végétaux plus grands, une motte suffisante peut-être trop grosse pour la déplacer.  Des racines devront être coupées pour réduire de façon optimale le poids la motte.  Plus vous garderez de racines et mieux ce sera.  Les racines doivent toujours être proprement coupées.  Évitez de briser les racines avec une pelle.  Comme les branches, elles ont besoin de coupes franches pour bien cicatriser, nettoyez au sécateur.  Avant de déplacer la plante avec sa motte, assurez-vous d’avoir préparé votre fosse d’accueil.  Celle-ci devra idéalement avoir une composition de compost, tourbe et chaux.  De plus, l’ajout d’engrais riche en phosphore (2e chiffre élevé sur les 3 des engrais) ou de poudre d’os (naturellement riche en phosphore) aidera à stimuler la formation de nouvelles racines et radicules.  Vous pouvez également ajouter des mycorhizes (tel que Myke de Premier Tech) pour favoriser la reprise des plantes.  Ces champignons microscopiques se relient aux racines pour aider la plante à absorber plus rapidement et plus efficacement l’eau et les minéraux.  Une fois le déplacement de la plante fait, assurez un bon arrosage, mais ne la noyez pas non plus :  les racines ont besoin d’oxygène pour se développer.  Dans le cas d’arbres ou de gros conifères, prévoyez des haubans ou un tuteur.  Pour les plus gros arbres, de la machinerie sera requise.  De plus, un « mottage à l’américaineˮ », plus technique, peut être aussi nécessaire.  Ce dernier pourra faire l’objet d’une prochaine chronique.  À bientôt et bonne transplantation.

Pour nous laisser vos commentaires ou questions :  chronique.paysagebsl@hotmail.com

Mars 2016

Prévoir votre budget d’aménagement paysager avant la construction

Les projets de constructions sont souvent le moment où les gens passent du rêve au projet, puis du projet à la réalité.  Au cours des années, nous avons constaté que le budget pour l’aménagement paysager était souvent oublié ou sous-évalué.  Aussi, trop souvent les dépassements de coûts lors de la construction viennent gruger le budget réservé au terrain.  Aménager un terrain au complet demande beaucoup de ressources.  Il faut considérer les produits d’aménagement paysager, les matériaux de construction, les accessoires (…), auxquels il faut ajouter l’équipement spécialisé et la main-d’œuvre.  Mais afin de vous aider à mieux planifier votre projet, nous vous conseillons ceci :  prévoyez environ 10 % de la valeur de la maison projetée.  Donc, pour un terrain et résidence de 250 000.00 $, vous aurez avantage à prévoir une réserve additionnelle d’environ 25 000.00 $ pour le gazon, les trottoirs, un stationnement de pavé, une aire de vie.  Si le terrain nécessite un mur de soutènement, prévoyez 5 à 10 % de budget additionnel, car les murs requièrent souvent de l’ingénierie, beaucoup de matériaux et de main-d’œuvre.  De plus, avec les règlementations municipales récentes, les options sont réduites (contraintes de terrain, matériaux proscrits…).  Nous espérons que ces informations sauront vous éclairer dans vos planifications et vous éviteront des déceptions en fin de projet.